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Les nombreux dispositifs qui peuvent être fabriqués avec de la tôle fine

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La tôlerie consiste à fabriquer des métaux par le biais du laminage. Cette spécialité de la métallurgie permet de glisser le métal entre deux gros cylindres qui tournent dans deux sens différents. La pression ainsi exercée lisse et affine le métal. Concrètement, le laminage se réalise aussi bien à chaud qu’à froid, en fonction du résultat escompté. Les travaux de tôlerie se déclinent en deux techniques : la tôlerie industrielle et la tôlerie fine. Gros plan sur ce deuxième concept.

Qu’est-ce que la tôle fine et dans quels domaines d’application est-elle utilisée ?

À l’opposé de la tôlerie industrielle, la tôlerie fine ou de précision vise à fabriquer des tôles de très faible épaisseur. Les travaux de laminage permettent de réaliser de petites pièces ultra-fines (feuilles, tubes ou barres en métal). De ce fait, la tôlerie fine requiert l’usage de machines capables de donner forme ou de découper la tôle sans toutefois la déformer ou l’abîmer. Les experts utilisent entre autres un laser haute précision, une poinçonneuse ou encore une presse-plieuse. Il faut savoir que la fabrication de tôlerie fine vise à concevoir ou à reproduire des pièces à l’unité, ou des objets de série afin de répondre aux attentes de particuliers. Cette technique de métallurgie est également très utilisée par les professionnels qui évoluent dans les secteurs de l’aéronautique, de l’informatique ou de la médecine.

Aussi, faire appel à une entreprise de tôlerie fine industrielle experte en conception, présente de nombreux avantages. Les professionnels se concentrent particulièrement sur les contraintes d’utilisation et d’environnement. Par conséquent, les produits qui en résultent sont certifiés en fonction de l’indice de protection (IP), de la résistance à l’oxydation, de la compatibilité électromagnétique ainsi que de l’indice de protection mécanique (IK). Ce dernier se rapporte au niveau de protection du produit lorsque des chocs mécaniques surviennent.

C’est d’ailleurs l’un des critères essentiels dans le cadre d’un habillage en tôlerie. Tout projet doit se baser sur les livrables tels que le cahier des charges, les résultats de simulations, les notes de calculs, les détails des méthodes ainsi que les cahiers de soudage. Ces exigences s’imposent particulièrement dans divers secteurs : naval offshore, nucléaire, armée, etc.

Comment est-elle fabriquée et quels sont les différents types de tôle fine disponibles sur le marché aujourd’hui ?

En pratique, la tôle est obtenue à partir du réchauffement de l’acier, de l’inox, de l’aluminium, etc. Le métal sera ensuite écrasé entre deux rouleaux pour atteindre une épaisseur de moins de 3 mm pour la tôle fine. Les tôles se déclinent en différents formats et épaisseurs. Elles sont différenciées par la jauge : tôle jauge 24, tôle jauge 28, etc. Attention, plus le nombre est élevé, plus la tôle est mince. Il convient surtout de spécifier les différents pliages des tôles, à savoir le joint à recouvrement simple, le joint rainé ainsi que le joint ou pli droit. Le processus le plus simple est celui qui permet d’obtenir le joint simple à recouvrement. Il suffit en effet que les deux feuilles se chevauchent l’une sur l’autre. Elles seront ensuite assujetties en usant de rivets, par la soudure ou par le brasage.

Le joint agrafe fermée ou rainée est requis pour assembler des tuyaux à fumée ou à air. Il est réalisé en trois étapes. Dans un premier temps, il convient de plier les bords de chaque feuille de tôle en utilisant une agrafeuse ou une plieuse. La seconde étape consiste à manier la fraise à rainer ou d’une plieuse à main afin de façonner, cintrer puis plier les bords.

Le pli droit est réalisé en vue de joindre les deux sections de tôles. Pour ce faire, le ferblantier aura besoin d’une plieuse. Sinon, une rabatteuse à molettes permet de réaliser un joint à l’extrémité d’un cylindre ou d’un cône. Pour rappel, les plis droits sont surtout requis pour l’agrafage des tôles. Il convient également de bien répartir les excédents de tôle à chacun des bords.

Quels sont les dispositifs courants qui peuvent être fabriqués avec de la tôle fine et comment fonctionnent-ils ?

La tôle fine est une matière très sollicitée dans le secteur industriel. Elle permet en effet de fabriquer des sous-ensembles mécano-soudés sur mesure, des prototypes, des petites et des moyennes séries. Les techniques visant à obtenir de la tôle fine s’appliquent à différents types de matériaux comme l’inox, l’acier, l’aluminium. Bien évidemment, la tôle fine sert à façonner des dispositifs courants tels que les armoires et les coffrets. Ces derniers sont destinés aux cellules pour le pilotage ou la distribution d’électricité. Ils sont également utilisés pour les baies informatiques, pour les systèmes de commande et de contrôle.

La tôle fine sert aussi pour fabriquer des pupitres de commande, des shelters techniques modulaires sur mesure, des cabines de commandes de grue pour le secteur naval. À ceux-là s’ajoutent les machines spéciales ou les équipements en acier, en aluminium ou en inox. Elles sont personnalisables, et ce, conformément au cahier des charges et aux contraintes d’usage.

Existe-t-il des inconvénients à l’utilisation de la tôle fine dans la construction d’équipements ?

La tôlerie fine est une technique métallurgique visant à transformer des pièces de métaux en des objets dédiés à des fins industriels. Aussi, divers procédés sont mis en œuvre dont l’opération de laminage. Comme il s’agit d’un domaine de la métallurgie, la tôlerie fine présente quelques inconvénients, voire des risques pour la santé des ferblantiers ou chaudronniers. Il faut notamment craindre le développement de maladies comme l’hydrargie qui se traduit par les intoxications par le mercure et par le plomb.

Les études révèlent également des risques de cancers, surtout chez les femmes surexposées durant les processus de transformation des métaux en tôle fine. Dans tous les cas, il convient de disposer des informations et des formations indispensables en vue d’éviter les complications. En sus, une formation en matière de tôlerie s’impose en vue de l’obtention du bac professionnel, technologique en chaudronnerie ou en serrurerie métallique.

L’obtention des Certificats d’Aptitude à la Conduite En Sécurité est même recommandée. Il s’avère évident que toute personne souhaitant devenir ferblantier ou chaudronnier doit disposer des compétences de base relatives aux techniques d’usinage et l’utilisation des outillages manuels.

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